« COVID – Plans de continuité pédagogique en STAPS » – C3D STAPS

L’ensemble des unités STAPS, membres de la Conférence des Directeurs et Doyens d’UFR
STAPS (C3D), est fortement impliqué depuis maintenant plusieurs semaines dans le suivi des étudiants et la mise en œuvre du plan de continuité pédagogique. Les personnels enseignants, enseignants chercheurs et BIATSS se sont mobilisés encore plus que d’habitude, pour répondre aux inquiétudes, lever les difficultés rencontrées, envisager de nouvelles modalités pédagogiques et techniques afin de maintenir les apprentissages et garder le lien virtuel, mais humain, avec nos étudiants. Bien entendu, ces nouvelles modalités prennent en compte les consignes sanitaires et de confinement actuelles tout en valorisant les solutions d’enseignement hybride et distanciel. Les structures STAPS restent vigilantes à considérer les conditions spécifiques de certains de nos étudiants en prenant en compte les situations particulières (fracture numérique, handicap, emploi ou service sanitaire liés au COVID-19…).

Nos collègues sont également fortement mobilisés pour adapter les modalités de contrôle des connaissances et de compétences en vue de valider le semestre en cours. Ils sont attachés au respect du principe d’équité entre les étudiants. Dans la majorité des unités STAPS, de nombreuses évaluations réalisées en contrôle continu sont déjà disponibles. Elles permettent d’attester fidèlement de la compétence déjà atteinte des étudiants. Les 2/3 du semestre étaient réalisés avant le début du confinement, le 16/03/2020. Dans de nombreuses universités, les collègues, respectueux des principes pédagogiques très clairement présentés par la DGESIP, proposent aujourd’hui des compléments d’évaluation à distance en profitant des conseils et aides de toutes sortes mis à leur disposition (DGESIP, réseaux…).

Aussi et afin de respecter l’investissement des étudiants et des collègues dans les plans de continuité pédagogiques mis en œuvre localement, il nous paraît essentiel de préserver la validation de l’ensemble de nos formations, diplômantes et non diplômantes, sur la base des évaluations effectuées et planifiées au cours de ce semestre, tant en présentiel qu’à distance. II serait vraiment dommageable que les efforts consentis et les compétences développées par tous à travers ces nouveaux formats d’enseignement et d’évaluation, dans le contexte de difficultés actuelles lié à l’épidémie qui nous frappe, soient balayées par une potentielle neutralisation systématique du semestre.

La C3D STAPS souhaite donc, d’une façon générale, que la validation des semestres en cours soit respectée, et que pour des contraintes ou spécificités localement fondées, les décisions relatives à la validation des semestres en cours soient adaptées à ces contextes particuliers et exceptionnels.

Le Conseil d’Administration de la C3D

Motion « loi de programmation pluriannuelle de la recherche » (LPPR) – C3D STAPS

La Conférence des Directeurs et Doyens d’UFR STAPS (C3D) s’associe à la position prise par la 74ème Section CNU au regard des projets de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR).
La C3D est attachée au statut pérenne et à une qualification nationale impartiale et équitable des enseignants chercheurs. De plus et afin de sécuriser et de maintenir une recherche en sciences du sport de qualité et favorable aux découvertes, la C3D rappelle l’importance de financements de laboratoire pérennes et en augmentation. Le niveau déjà extrêmement important de sélection des nouveaux enseignants chercheurs ne nécessite certainement pas d’être augmenté. Le recrutement de nouveaux collègues s’avère nécessaire rapidement pour répondre décemment à l’augmentation très importante du nombre d’étudiant en STAPS et de leur réussite.
Par ailleurs, la C3D demande à être associée aux futures réflexions sur la loi de programmation pluriannuelle de la recherche aux côtés des autres partenaires universitaires.

Le Conseil d’Administration de la C3D

Bilan d’un long mandat à la tête de la C3D STAPS (2013-2019)

Au moment où s’achève mon mandat de président de la C3D, il me semble utile de tracer un bilan des travaux réalisés. Utile pour ceux qui désirent ou désireront un jour comprendre cette période particulièrement effervescente pour les STAPS. Utile aussi pour ceux qui vont être amenés à assurer la poursuite des activités de la Conférence. Dans le feu roulant de l’actualité, on en vient à oublier les détails du cheminement. Ce texte n’est pas un Livre Blanc, mais un simple bilan de ce qui a été fait. Il est aussi ouvert sur l’avenir, et on pourra y puiser un zeste de perspectives, pour ceux qui souhaiteront les percevoir et s’engager dans la continuité.

Ce fut un long mandat, de juin 2013 à décembre 2019, qui a été marqué par des évolutions profondes au sein de la Conférence et surtout par un grand nombre de problématiques que nous avons dû prendre en considération. Je tiens à remercier tous ceux qui ont œuvré à mes côtés, et en particulier ceux qui se sont succédés au poste de secrétaire général de la Conférence : Laurent Bosquet, David Leroy, et Philippe Mathé. Tous trois ont accompli un travail remarquable, qui a permis l’organisation de rencontres de qualité, de tracer la mémoire de la C3D au travers de comptes rendus exemplaires de nos travaux. Ils ont tous placé la barre très haute, chacun obligeant son successeur à l’excellence. Je remercie aussi ceux qui ont accepté un temps d’être vice-présidents, Christine Le Scanff, Lionel Crognier, Arnaud Jaillet, Yannick Vanpoulle, Jean Saint-Martin et Aurélien Pichon. Un grand merci aux trésoriers : Xavier Devillard, Michèle Schwartz et Marie-Agnès Fargeas-Gluck, et à certains membres du CA particulièrement actifs : Hugues Rolan, Thierry Maquet et Pierre Bavazzano. Durant ces années, si j’ai pris personnellement en charge certains dossiers, j’ai surtout essayé d’animer ce groupe exceptionnel, de donner du sens à son engagement, de prioriser les axes essentiels, de motiver les uns et les autres à s’investir dans les chantiers qui correspondaient à leurs compétences. Lire la suite

Un bilan de réussite de la première promotion ParcourSup en STAPS

Au terme de l’année universitaire 2018-2019, nous sommes en mesure de dresser un bilan de réussite pour la première promotion d’étudiants STAPS issus de la procédure ParcourSup. 23 UFR et départements ont répondu à notre enquête, représentant un total de 11153 étudiants inscrits en 2018-2019. Ce billet sera remis à jour au fur et à mesure de l’arrivée des résultats des autres centres de formation. Cette enquête porte sur les résultats définitifs de l’année, après rattrapage. On pourra comparer ces résultats avec ceux de la première enquête que nous avons publiée voici quelques mois, à l’issue du premier semestre.

La figure 1 permet de comparer les résultats de la promotion 2017-2018 et ceux de la promotion 2018-2019, tous étudiants confondus (néo-entrants et redoublants). Le nombre d’étudiants décrocheurs croît légèrement par rapport aux résultats obtenus au semestre 1, mais reste toujours inférieur à celui relevé l’année précédente (14.57% en 2018-2019 contre 16.02% en 2017-2018). Les résultats globaux indiquent un pourcentage de réussite de 42.69% en 2017-2018, et 54.39% en 2018-2019, soit un gain de 11.7%. Ces résultats sont meilleurs que lors de l’enquête précédente, dans laquelle nous n’avions enregistré qu’un gain de 4.8%. Les présents résultats prennent en compte les rattrapages et la compensation entre semestres, ce qui peut expliquer la différence constatée. La moitié des étudiants se retrouve désormais dans l’intervalle de notes 10-13, ce qui n’était le cas que pour 36% d’entre eux au premier semestre. Cet effet se retrouve dans toutes les catégories de l’histogramme, les étudiants 2018-2019 présentant des pourcentages plus faibles dans les intervalles de notes situés en-dessous de la moyenne, et plus élevés dans les intervalles situés au-dessus. Ces tendances sont accrues lorsque l’on isole les néo-entrants, issus de la procédure ParcourSup.

 

Figure 1 : Répartition en pourcentages des résultats des étudiants inscrits en 2017-2018, en 2019-2019, et des néo-entrants de 2018-2019. Lire la suite

France Stratégie : une présentation bien caricaturale des STAPS

France Stratégie a publié en février 2019 un rapport intitulé « Vision prospective partagée des emplois et des compétences : Les métiers du sport ». Ce rapport présente des analyses tout à fait intéressantes sur les métiers du sport et leur évolution. On y apprend notamment qu’en 2017 les STAPS ont délivré 11 825 diplômes, contre 15 300 pour le ministère des Sports (BPJEPS majoritairement), et 6000 pour la branche professionnelle du sport (CQP). Les STAPS attirent des jeunes bacheliers en formation initiale, les BPJEPS et les CQP concernent des individus plus âgés et souvent déjà en situation d’emploi.

La présentation des formations en STAPS reste cependant étonnamment allusive et chargée d’a priori. Il est par exemple déclaré qu’en STAPS, « ce sont des jeunes en formation initiale dont une partie se destine aux métiers de l’enseignement des APS (préparation du concours) » (p. 13). Plus loin : « Cette filière prépare historiquement aux métiers de l’enseignement au sein de l’Éducation Nationale, mais elle s’est fortement diversifiée depuis » (p. 61). Et enfin : « pour faire face à la forte demande, toujours croissante, des jeunes bacheliers pour entrer dans la filière STAPS, les acteurs de cette filière cherchent à diversifier l’offre de formation vers des parcours autres que ceux de l’enseignement et de l’encadrement. Des licences « parcours management du sport » ont ainsi été développées,… » (p 65).

Si en effet lors de la création des UEREPS en 1974 la formation était uniquement finalisée par le professorat d’EPS, la diversification des filières a été initiée dès 1982 (il y a quand même 37 ans…). Les STAPS ne cherchent plus à diversifier l’offre de formation, cette diversification est installée depuis plusieurs décennies, et reconnue par les professionnels (sans quoi nous ne pourrions afficher les taux d’insertion professionnelle rappelés dans le rapport…).

A aucun moment les formations en Activité Physique Adaptée-Santé ne sont évoquées (à part de manière allusive, dans un tableau annexé p. 110), alors qu’elles représentent un pilier de l’offre de formation en STAPS, adossé sur une recherche spécifique. De même, la filière Education et Motricité est confinée dans la préparation aux concours de l’enseignement, quand la majeure partie des étudiants trouvent du travail dans le sport éducatif, auprès des associations et des collectivités locales. Les DEUST et Licences professionnelles proposées par les STAPS ne sont jamais présentées. On énonce complaisamment que les compétences des diplômés STAPS sont « parfois jugées trop généralistes », sans préciser de qui vient ce type de jugement ni rappeler les efforts réalisés depuis une vingtaine d’années pour aligner les contenus de formation en STAPS aux demandes des employeurs, autorisant ainsi l’inscription de la plupart des diplômes STAPS au Code du Sport.

Il est regrettable que dans un rapport censé éclairer les politiques de l’Etat, on donne une image partielle et dépassée de l’offre de formation du service public de l’enseignement supérieur.

Création de cinq mentions nationales de Licence STAPS

Dans un courrier daté du 6 mars 2019, le MESRI vient de nous annoncer qu’il acceptait la création de cinq mentions de licence STAPS :

  1. STAPS-Activité Physique Adaptée-Santé
  2. STAPS-Education et Motricité
  3. STAPS-Entraînement Sportif
  4. STAPS-Management du Sport
  5. STAPS-Ergonomie du Sport et Performance Motrice

Lors de la construction du cadre national des formations, en 2014, le nombre de mentions de Licence a été réduit à 45. Les STAPS ne disposaient plus que d’une seule mention, les anciennes spécialités étant devenues des parcours. Nous avons fait une demande officielle au Ministère le 17 mai 2018 pour l’obtention de cinq mentions, correspondant aux cinq spécialités précédentes. Les arguments étaient multiples :

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Quels enseignements de spécialité quand on veut aller en STAPS ?

Les élèves de seconde doivent cette année choisir les trois enseignements de spécialité qu’ils suivront l’année prochaine en classe de Première. Ils doivent également choisir une option. Les établissements secondaires et les familles sont en attente d’informations afin d’éclairer ces choix de spécialité.

Dans certaines disciplines universitaires (par exemple Sciences ou Langues), on peut s’attendre évidemment à ce que certains enseignements de spécialités soient strictement requis. Il semble difficile pour les STAPS d’avoir une approche comparable. Les enseignements que nous proposons sont pluridisciplinaires (sciences de la vie, sciences humaines, sciences sociales), et nos étudiants présentent généralement des profils très divers. Lire la suite