Les 5 mentions de Licence STAPS sont publiées au Journal Officiel

Le journal Officiel du 27 juin 2019 publie l’arrêté du 23 mai 2019 modifiant l’arrêté du 22 janvier 2014 fixant la nomenclature des mentions du diplôme national de licence et l’arrêté du 4 février 2014 fixant la nomenclature des mentions du diplôme national de master.

Ce texte acte la création de cinq mentions de Licence STAPS, correspondant aux parcours nationaux développés jusqu’alors dans la mention unique :
– STAPS – Activité physique adaptée et santé (APAS)
– STAPS – Education et motricité (EM)
– STAPS – Entraînement sportif (ES)
– STAPS – Ergonomie du sport et performance motrice (ESPM)
– STAPS – Management du sport (MS)

Cette création rentrera en application dès la rentrée 2019. Pour chacun des établissements actuellement accrédités pour la délivrance d’une Licence mention STAPS, la DGESIP va effectuer la transposition vers ces nouvelles mentions, en remplacement des parcours existant actuellement. Les universités sont actuellement contactées dans ce sens.

La C3D a porté officiellement une demande auprès du Ministère de l’Enseignement supérieur le 17 mai 2018, dans laquelle nous exprimions notre souhait que l’actuelle Licence STAPS soit divisée en 5 mentions autonomes. Cet aménagement nous paraissait essentiel à la lisibilité auprès des employeurs des formations de Licence STAPS, et donc à l’insertion professionnelle des diplômés. Rappelons que trois parcours de la Licence STAPS donnaient droit à l’obtention d’une carte professionnelle. Les cinq mentions de Licence STAPS resteront groupées dans un portail STAPS, affiché comme tel sur ParcourSup. Les étudiants intégreront de manière progressive la mention de leur choix, après une première année commune.

Nous remercions sincèrement l’ensemble des partenaires qui nous ont soutenu dans ce processus, et notamment le cabinet du MESRI, le cabinet du Ministère des Sports, les branches professionnelles, et l’ANESTAPS.

Le CNESER vote contre la création des cinq mentions de licence STAPS

Lors de sa séance du 16 avril 2019, le CNESER a rejeté le projet de création de cinq mentions de licence STAPS, par 4 voix pour, deux abstentions et 19 voix contre (notamment le SNESUP, le SGEN-CFDT, la CGT, et les organisations étudiantes). C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis un an, qui nous semble essentiel pour l’employabilité de nos étudiants, et nous avons du mal à comprendre la défiance du CNESER, que nous ne pouvons guère attribuer qu’à une méconnaissance profonde de l’offre de formation des STAPS et de son fonctionnement.

On nous a dit que ce vote ne portait pas uniquement sur les mentions STAPS, mais qu’il s’agissait d’une modification plus large du cadre national des formations. En effet le projet de modification évoquait aussi sur une précision du périmètre géographique de la mention « théologie », et un changement de dénomination de la mention « sciences du médicament ». Sujets sensibles s’il en est. On ne sait pas vraiment si ce vote était une manifestation d’opposition de principe à toute évolution du Cadre National des Formations, dans un moment fusionnel intersyndical assez exceptionnel, ou si c’est spécifiquement le projet des STAPS qui était visé. On attend toujours une explication de texte crédible. Lire la suite

France Stratégie : une présentation bien caricaturale des STAPS

France Stratégie a publié en février 2019 un rapport intitulé « Vision prospective partagée des emplois et des compétences : Les métiers du sport ». Ce rapport présente des analyses tout à fait intéressantes sur les métiers du sport et leur évolution. On y apprend notamment qu’en 2017 les STAPS ont délivré 11 825 diplômes, contre 15 300 pour le ministère des Sports (BPJEPS majoritairement), et 6000 pour la branche professionnelle du sport (CQP). Les STAPS attirent des jeunes bacheliers en formation initiale, les BPJEPS et les CQP concernent des individus plus âgés et souvent déjà en situation d’emploi.

La présentation des formations en STAPS reste cependant étonnamment allusive et chargée d’a priori. Il est par exemple déclaré qu’en STAPS, « ce sont des jeunes en formation initiale dont une partie se destine aux métiers de l’enseignement des APS (préparation du concours) » (p. 13). Plus loin : « Cette filière prépare historiquement aux métiers de l’enseignement au sein de l’Éducation Nationale, mais elle s’est fortement diversifiée depuis » (p. 61). Et enfin : « pour faire face à la forte demande, toujours croissante, des jeunes bacheliers pour entrer dans la filière STAPS, les acteurs de cette filière cherchent à diversifier l’offre de formation vers des parcours autres que ceux de l’enseignement et de l’encadrement. Des licences « parcours management du sport » ont ainsi été développées,… » (p 65).

Si en effet lors de la création des UEREPS en 1974 la formation était uniquement finalisée par le professorat d’EPS, la diversification des filières a été initiée dès 1982 (il y a quand même 37 ans…). Les STAPS ne cherchent plus à diversifier l’offre de formation, cette diversification est installée depuis plusieurs décennies, et reconnue par les professionnels (sans quoi nous ne pourrions afficher les taux d’insertion professionnelle rappelés dans le rapport…).

A aucun moment les formations en Activité Physique Adaptée-Santé ne sont évoquées (à part de manière allusive, dans un tableau annexé p. 110), alors qu’elles représentent un pilier de l’offre de formation en STAPS, adossé sur une recherche spécifique. De même, la filière Education et Motricité est confinée dans la préparation aux concours de l’enseignement, quand la majeure partie des étudiants trouvent du travail dans le sport éducatif, auprès des associations et des collectivités locales. Les DEUST et Licences professionnelles proposées par les STAPS ne sont jamais présentées. On énonce complaisamment que les compétences des diplômés STAPS sont « parfois jugées trop généralistes », sans préciser de qui vient ce type de jugement ni rappeler les efforts réalisés depuis une vingtaine d’années pour aligner les contenus de formation en STAPS aux demandes des employeurs, autorisant ainsi l’inscription de la plupart des diplômes STAPS au Code du Sport.

Il est regrettable que dans un rapport censé éclairer les politiques de l’Etat, on donne une image partielle et dépassée de l’offre de formation du service public de l’enseignement supérieur.

Création de cinq mentions nationales de Licence STAPS

Dans un courrier daté du 6 mars 2019, le MESRI vient de nous annoncer qu’il acceptait la création de cinq mentions de licence STAPS :

  1. STAPS-Activité Physique Adaptée-Santé
  2. STAPS-Education et Motricité
  3. STAPS-Entraînement Sportif
  4. STAPS-Management du Sport
  5. STAPS-Ergonomie du Sport et Performance Motrice

Lors de la construction du cadre national des formations, en 2014, le nombre de mentions de Licence a été réduit à 45. Les STAPS ne disposaient plus que d’une seule mention, les anciennes spécialités étant devenues des parcours. Nous avons fait une demande officielle au Ministère le 17 mai 2018 pour l’obtention de cinq mentions, correspondant aux cinq spécialités précédentes. Les arguments étaient multiples :

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La C3D au travail sur les blocs de compétences

Le Conseil d’Administration de la C3D est réuni à l’Université Paris X les 29 et 30 septembre. Au-delà d’un tour d’horizon des dossiers du moment (bilan de la rentrée et Admission PostBac, décrets d’application de la loi de Santé, sélection en Master, etc.), la Conférence poursuit son travail sur la structuration des formations STAPS en blocs de compétence. Nous saluons les représentantes de l’ANESTAPS qui sont venues participer aux travaux.

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Le président du Syndicat National des Moniteurs de Ski Français se lâche contre les STAPS

Le président du Syndicat National des Moniteurs de Ski Français, M. Gilles Chabert , a lâché dans le dernier numéro de la revue Trace Magazine une attaque pour le moins surprenante : «…sachez que contrairement à la formation des STAPS qui ne forme à aucun métier, donc à aucun débouché sur le monde du travail (aujourd’hui, il y en a 45000 et on continue à en fabriquer), l’ENSA forme à un métier où 100% des reçus ont du travail».

Et M. Chabert de conclure : « Comme vous pouvez le constater, je suis en pleine forme ». Rétablissons quand même la réalité : C’est près de 53000 étudiants qui sont accueillis dans la filière STAPS. La récente enquête publiée par le ministère début 2015 révèle des taux d’insertion professionnelle de l’ordre de 92% pour les titulaires d’un master STAPS, confirmant les chiffres des enquêtes précédentes de 2009 et 2005. 86% sont des emplois pleins. Enfin près de 60% est étudiants STAPS travaillent dans le secteur privé.

Alors ou bien M. Chabert ne connaît pas ses dossiers, et il s’agit d’une incompétence inquiétante de la part du responsable d’un syndicat national, ou alors il s’agit d’une agression gratuite, étonnante au moment où l’université essaie de construire des relations constructives avec le mouvement sportif et son ministère de tutelle.

Création d’un comité de concertation Enseignement Supérieur/Jeunesse et Sports sur les métiers du sport et de l’animation

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Education Populaire et de la Vie Associative annoncent la création d’un comité de concertation relatif aux formations, qualifications et emplois dans les champs du sport et de l’animation, regroupant la plupart des acteurs du domaine, employeurs et formateurs. La C3D et l’ANESTAPS sont représentés dans ce comité.

Ce comité aura entre autres pour mission « les études et enquêtes concernant l’articulation métiers-formations qui feront l’objet d’échanges en termes de d’orientation et de périmètre entre les deux ministères », « la communication vers les acteurs de terrain de l’ensemble de l’offre de formation », et le suivi des « évolutions tant des métiers que des formations et leurs conséquences sur une insertion professionnelle adaptée et valorisante ».

La C3D ne peut que se satisfaire de la mise en place d’un lieu de dialogue entre les deux ministères, avec la perspective de mettre fin à des années de tension et de concurrence entre les deux systèmes de formation.

La création de ce comité semble faire suite aux assurances que nous avait donné le ministère lors de la suppression du CAFEMAS, unanimement regrettée par notre communauté, quant à la création d’une structure pouvant reprendre cette mission essentielle d’observation et d’orientation. Nous espérons que ce comité sera doté des moyens lui permettant de mener à bien ces missions, au bénéfice de la qualité des formations et de l’insertion professionnelle.