La recherche en STAPS, identification, visibilité et implication JOP 2024

Lors du dernier séminaire de la C3D à Rouen, la journée du 9 janvier consacrée à la recherche a permis de réaffirmer la capacité de la C3D à fédérer les chercheurs en STAPS et en sciences du sport. Elle a regroupé 39 directeurs et 28 enseignants-chercheurs en charge de la recherche dans leurs composantes, dont nombre de directeurs de laboratoires.

Cette journée a été l’occasion, dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (JOP 2024), d’accueillir différents acteurs qui contribuent, avec la C3D, à la reconnaissance de la recherche en STAPS dans les champs du sport, de la performance et des activités physiques et sportives : Vincent Nougier, Président du Groupement de Recherche Sport et Activité Physique, Jean-François Robin, responsable du Réseau National pour l’Accompagnement Scientifique de la Performance (RNASP) du Pôle Performance de l’INSEP, et Thierry Terret, délégué ministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques 2024.

Les différentes initiatives mises en œuvre par la C3D autour des JOP 2024 (annuaire de la recherche en STAPS, participation au lancement du RNASP, …) ont permis d’identifier les chercheurs en STAPS comme des interlocuteurs incontournables de la recherche en sciences du sport et de la performance. La C3D, par ses différentes actions, vise à favoriser la visibilité des chercheurs en STAPS, le travail en réseaux et leurs développements. Elle se mobilise pour répondre de façon efficiente aux différents appels à projet de recherche à venir et aux demandes spécifiques des fédérations pour l’optimisation de la performance de haut niveau.

Aurélien Pichon
Vice-président de la C3D, en charge de la recherche

La Faculté des Sciences du Sport Dijon – Le Creusot lance le MOOC MAREY

La Faculté des Sciences du Sport Dijon – Le Creusot vous informe du lancement, à compter du 3 novembre 2016, du MOOC MAREY (Massive Open Online Course – cours en ligne massif et gratuit) consacré à « l’art et la science du mouvement ». Il a été conçu par l’UFR STAPS, le service AIDE numérique (Pôle des Systèmes d’Information et des Usages du Numérique) et avec l’appui, notamment, du Collège de France, de l’INSEP et de la ville de Beaune.

L’objectif du MOOC, piloté par Pr. Thierry Pozzo, est de vous faire découvrir l’œuvre d’Etienne-Jules Marey, un savant français de la fin du XIXème siècle. Inventeur de la méthode chronophotographique, une méthode à l’origine du cinéma. Marey montre les premières images d’évènements insaisissables à l’œil nu, comme la course de l’homme et des animaux. C’est une révolution technologique qui influence encore aujourd’hui les sciences mais aussi l’art. En effet, la nature vivante une fois capturée et figée sur l’image ne sera plus étudiée ni regardée de la même façon. Parce que Marey construit une science avec l’image, son œuvre est un terrain idéal pour repenser les liens cachés qui unissent l’Art et la Science.

Cette formation de 6 semaines est ponctuée d’activités d’auto-évaluation, de recherches documentaires et d’activités collaboratives, pratiques et ludiques

Vous pouvez découvrir sa présentation et vous inscrire sur https://www.fun-mooc.fr.

Les sciences dures au secours du sport…

Nous avons lu avec beaucoup de surprise un article d’Amandine Aftalion, mathématicienne et directrice de recherche au CNRS, paru dans le Figaro.fr (http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/02/16/23399-pourquoi-sport-haut-niveau-besoin-sciences). Cet article, intitulé « Pourquoi le sport de haut niveau a besoin des sciences ? » développe quelques idées surprenantes sur les sciences du sport. Si l’on résume, il est temps que les sciences dures s’intéressent enfin au sport, si l’on veut que les sportifs nationaux brillent enfin dans les compétitions internationales.

De la science sérieuse, enfin : car les filières STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), qui forment les futurs professionnels du monde du sport, même si elles sont souvent hébergées dans les facultés de sciences, sont assez déconnectées des sciences dures et des grandes écoles. ». La recherche en sciences du sport se résumerait à une « une réflexion éthique et philosophique sur l’intérêt de la performance, l’entraînement et l’olympisme », principalement engagée dans le domaine des sciences humaines et sociales, mais sans relation avec les « sciences dures». Nos collègues de l’INSEP ne sont pas épargnés, l’institut étant présenté comme une « vieille dame malade qu’il faudrait soigner avant de pouvoir organiser les Jeux».

Les présidents de la C3D, de la 74ème section du CNU, et de l’ACAPS ont réagi conjointement à cet article (voir le fichier lié à cet article). La communauté des STAPS peut difficilement admettre de tels propos de la part d’une collègue travaillant pour une institution que nous respectons tous. Ces propos font fi d’années de travail pour construire une recherche de qualité, des laboratoires, des sociétés savantes, des colloques internationaux. La communauté des STAPS peut surprendre, regroupant des historiens, des sociologies, des biologistes, des psychologues, des spécialistes des neurosciences, mais aussi des mathématiciens et des spécialistes de la complexité. Mais les STAPS ont produit des chercheurs reconnus et des doctorants qui s’exportent fort bien. Et pour finir, le sport français ne se porte pas trop mal ces temps-ci…

Lettre Aftalion