PARIS 2024: premiers dérapages…

Nous apprenons l’ouverture d’une nouvelle école privée en management du sport, offrant des formation de niveau Bachelor et Master, la Paris School of Sports. Difficile d’échapper au matraquage publicitaire de cette Ecole, qui a pu s’associer l’image de Teddy Rinner, présenté comme co-fondateur de cette noble institution.

Nous trouvons déplorable que cette école présente comme nouvelles et exclusives des formations qui existent depuis longtemps dans l’université, et notamment dans les formations en Management du Sport des UFR STAPS. Ces formations privées seront sans doute 20 fois plus onéreuses que celles du service public, et donc inaccessibles à l’immense majorité des jeunes. Nous espérons au moins que les universitaires STAPS, qui ont construit leur carrière et leur savoir grâce au service public qui les emploie, n’iront pas vendre leurs compétences à des formations qui entreront en concurrence avec celles qu’ils ont pu créer à l’université. Nous espérons aussi que le ministère de l’Enseignement Supérieur saura préserver ses diplômes nationaux, de Licence et de Master, face à l’émergence improvisée et opportuniste de ces formations privées.

Nous regrettons enfin que Teddy Rinner, icône du judo français, co-président du comité des athlètes Paris 2024, chantre du sport éducatif, déplorant par ailleurs avec force le peu de soutien de l’Etat au développement de la pratique sportive, se perde dans une basse opération mercantile.

Didier Delignières
Président de la C3D

On trouvera ci-joint un communiqué signé conjointement par l’ANESTAPS, le FAGE et la C3D.

Communiqué de Presse  du 08/10/18

Un premier bilan de ParcourSup en Licence STAPS

Un mois après la rentrée universitaire, nous sommes en mesure de proposer un premier bilan de la nouvelle procédure d’admission. Basé sur des données collectées auprès des UFR et départements STAPS, ce bilan tente de dresser un bilan objectif, loin des discours angéliques des uns et des diatribes caricaturales des autres

L’enquête que nous avons réalisée porte surtout sur la composition des promotions de licence 1 à la rentrée 2018 a été renseignée par 43 structures. Ces résultats concernent 17392 places de Licence 1 sur 18513, soit 93.9% de la capacité nationale. Les parcours particuliers (kiné, équitation, ENS, etc.) n’ont pas été comptabilisés. L’enquête fait apparaître des évolutions marquées. La première ligne du tableau suivant correspond aux statistiques APB de l’année 2017, la seconde les candidats ayant postulé à une licence STAPS en 2018 sur ParcourSup, et la dernière les candidats ayant accepté la proposition.

% Filles % Bac S % Bac ES % Bac L %Bac Techno % Bac Pro
APB 2017 28.0 44.8 23.2 2.8 19.4 5.9
Candidats 2018 29.8 52.2 24.6 2.5 16.9 4.3
Admis 2018 30.9 53.3 26.7 2.6 15.7 3.9

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STAPS : La procédure de classement des candidatures sur ParcourSup

Comme elle s’y était engagée, la C3D rend publique la procédure de classement des candidatures qu’elle a proposée à toutes les formations STAPS. Il faut savoir qu’à partir d’une première ébauche, construite dès juin 2017 lors du séminaire de Rodez, cette procédure a progressivement évolué en fonction des remarques que les commissions d’examen des vœux faisaient remonter. Certains se sont gaussés du fait que cinq versions successives de la procédure ont été proposées. C’est tout à fait vrai. Chaque version corrigeait des défauts constatés par les commissions. Il est difficile d’anticiper les résultats de telles propositions avant de les confronter à des données réelles. Nous nous sommes adaptés aux informations effectivement disponibles sur ParcourSup, ainsi qu’à la nature des pré-classements que les premières versions de la procédure produisaient. La version définitive n’a été arrêtée par le CA de la C3D que le 2 mai.

Notre objectif était que l’ensemble des commissions d’examen des vœux de Licence STAPS fonctionne sur une procédure similaire. La C3D travaille depuis de longues années sur l’homogénéité nationale de l’offre de formation en STAPS, et il était hors de question de construire des concurrences entre universités en adoptant des fonctionnements différenciés. C’est pourquoi nous avons également proposé que tous les UFR et départements STAPS se centrent sur des attendus nationaux, sans précision de spécificités locales. Ceci ne signifie pas en revanche que la procédure présentée ici ait été appliquée aveuglément dans toutes les commissions.

Les contraintes de notre démarche étaient claires : il fallait parvenir à classer plusieurs milliers de candidats, sans ex-aequos. Ce classement devait être réalisé dans un temps très contraint, la période au cours de laquelle ce traitement devait être effectué étant ponctuée des semaines de congés de printemps et des ponts du mois de mai…

Cette procédure a avant tout visé à opérationnaliser l’évaluation des attendus nationaux, tels qu’ils avaient été proposés par les STAPS. Il n’était pas question d’afficher des attendus sans proposer de méthode claire d’évaluation pour chacun d’entre eux. L’appréciation des deux premiers attendus (compétences scientifiques et compétences littéraires et argumentaires) est fondée sur les notes trimestrielles obtenues par les lycéens, ainsi que sur certaines épreuves anticipées du baccalauréat. Celle des compétences sportives et de l’engagement associatif et citoyen a été réalisée sur la base des réponses données par les candidats à un questionnaire spécifique intégré à ParcourSup, les candidats devant valider leurs réponses en téléchargeant des pièces justificatives. Enfin nous avons pris en compte les appréciations de la fiche Avenir, lorsqu’elle était disponible.

Au-delà nous avons travaillé sur des barèmes, transformant en scores ces informations brutes. Les notes ont été pondérées en fonction des séries de baccalauréat, les niveaux de réponses aux questions spécifiques ont été convertis en points, de manière à ce que chaque domaine soit évalué à terme sur 30 points. Ce sont les détails de ces barèmes que l’on pourra trouver dans le fichier attaché. Nous avons évidemment fait des choix, dont nous sommes prêts à discuter (choix des matières, utilisation de catégories de notes plutôt que des notes brutes, utilisation de barèmes non-linéaires, etc…). Tout ceci a été abondamment discuté au sein de la Conférence. Ce barème a été préalablement testé (et affiné) auprès d’un échantillon d’un millier d’étudiants de Licence 1 (donc tirés au sort par APB), issus de quatre UFR différents.

Afin de départager les ex-aequos résiduels, nous avons proposé de prendre en compte l’homogénéité des cinq compétences prises en compte, avec l’idée que des candidats obtenant un score donné dans une contribution équilibrée des différents attendus étaient plus pertinents (ce qui peut être aussi discuté par ailleurs…). Nous avons pour cela eu recours à un calcul d’écart-type, expliquant des scores finaux présentant quelques chiffres après la virgule… Certains ont cru subtil de moquer sur les réseaux sociaux une telle précision. Il ne faut cependant pas être grand clerc pour comprendre que pour classer sans ex-aequos 5 ou 6000 candidats (ce qui était le cas dans un certain nombre de formations), on a tout intérêt à utiliser quelques chiffres après la virgule…

Cette procédure a été proposée aux commissions d’examen des vœux sous la forme d’une feuille de calcul Excel, et d’un guide permettant d’extraire de ParcourSup les informations nécessaires. Elle n’a pas utilisé le module d’aide à la décision de ParcourSup, mais réalisait l’extraction en amont, dans le module Candidatures. Sa mise en œuvre ne semble pas avoir posé de problèmes insurmontables, du moins qui n’aient pu être réglés par un simple échange de mails.

L’objectif de cette procédure était de fournir aux commissions, sur la base d’une grille d’évaluation négociée entre tous les directeurs, un outil permettant de déboucher sur un pré-classement des candidats, et surtout d’identifier ceux posant problème (dossiers sans note, etc.). Les commissions ont ensuite dû compléter les informations manquantes, en allant chercher par exemple les bulletins scolaires sur ParcourSup, vérifier de manière ciblée les pièces justificatives à nos questions spécifiques (notamment les candidats déclarant des niveaux sportifs élevés ou des engagements associatifs et citoyens conséquents). Des corrections, à la hausse ou à la baisse, ont été ainsi apportées aux dossiers des candidats. Les projets de formation ont également été consultés, lorsque c’était nécessaire. Dans certains cas des modifications ont été faites au niveau du score final, de manière à classer en rang utile des candidats dont le projet était jugé particulièrement pertinent. Ce processus long, parfois fastidieux, a cependant permis de stabiliser les classements, et nous l’espérons, d’optimiser plus encore la hiérarchisation des candidats au regard des attendus définis. Ces décisions pédagogiques, intégrant le souhait de « mettre de l’humain » dans la procédure, relèvent des délibérations des commissions d’examen des vœux, et n’ont pas à être dévoilées en détail.

Qu’on n’imagine donc pas, comme cela a pu être affirmé ça et là, que les candidats ont été classés automatiquement par un « algorithme » aveugle. Les commissions ont travaillé, discuté, analysé les dossiers. La procédure de classement leur a simplement permis de ne pas partir de rien, et d’avoir une première vision hiérarchisée des candidats. Certaines commissions nous ont informés qu’elles avaient modifié la procédure, notamment dans la pondération des compétences, afin de tenir compte de spécificités locales. De telles adaptations ne posent pas problème, dans la mesure où elles respectent le cadre des attendus nationaux. L’objectif de la C3D était de proposer une aide aux commissions, certainement pas d’imposer nationalement un cadre rigide et prescriptif, la feuille de calcul restant aisément modifiable.

Cette procédure n’est ni un modèle, ni un chef d’œuvre docimologique. Elle est simplement ce que nous avons fait. Tout au plus un bricolage ad hoc qui nous a cependant permis de réaliser ce traitement dans un temps contraint et de pouvoir consacrer suffisamment de temps à l’analyse des cas particuliers pour que tous soient traités avec équité. Nous l’avions déjà diffusée de manière plus restreinte, notamment auprès des autres conférences disciplinaires. Certains l’ont trouvée très compliquée, d’autres pas assez complexe… Quoi qu’il en soit, notre contribution à une meilleure intégration des candidats à l’entrée en première année STAPS est bien là et il nous semble qu’elle n’est pas des moindres.

La suite ? Nous allons, lors de notre séminaire au mois de juin, faire un bilan national de la procédure de classement, et d’ores et déjà travailler à son amélioration. Si nous avons appris quelque chose de cette première édition, c’est qu’il faut s’y prendre très tôt et anticiper les problèmes. Nous allons étudier de très près les caractéristiques des candidatures que nous avons reçues, et celles de nos promotions effectives d’étudiants. Il semble notamment que le pourcentage de filles s’étant portées candidates soit plus élevé que les années précédentes, et que le classement opéré leur a été plus favorable. Nous allons ensuite suivre avec attention l’assiduité, les taux d’abandon et le pourcentage de réussite de cette promotion, afin de vérifier si les attendus que nous avons définis en étaient réellement prédictifs.

Procédure de classement des candidatures C3D Licence STAPS

Signature de la convention entre la C3D et la Conférence des Doyens de Pharmacie

La convention entre la C3D et la Conférence des Doyens de Pharmacie a été signée le 17 avril, en présence de Paul Delamarche et Vincent Alberti pour la C3D et de Bernard Muller pour la CDP. C’est la reconduction de la convention précédente dont l’objet est de promouvoir entre les deux communautés un partenariat pour la promotion de l’activité physique à des fins de santé. Elle comprend essentiellement la mise en place de cours communs selon les possibilités de chaque site. Certaines échanges ont déjà été mis en place, notamment à Rennes et à Strasbourg. Un comité de suivi de la convention est installé, dont le premier travail sera de faire un état des lieux de ce qui existe. Ce comité se réunira une fois par an et ses conclusions seront évidemment transmises à chaque conférence. Le souhait est que ce comité soit restreint à 2 ou 3 personnes de chaque conférence.

dav

Convention C3D-CDP, avril 2018

ParcourSup : Une lettre de motivation pour STAPS à 40 €

Christel Brigaudeau, journaliste au Parisien, s’est procurée sur un site internet une lettre de motivation personnalisée pour candidater via ParcourSup à la Licence STAPS (voir l’article publié sur le site du Parisien). Prix de la prestation : une quarantaine d’euros. Nous reproduisons à la fin de ce billet cette lettre de motivation, qu’elle nous a aimablement communiquée. Nous incitons évidemment les candidats à s’en inspirer. Cela permettra de casser les prix de ce type de prestation. Prenez quand même en compte les commentaires qui suivent… Lire la suite