Droits d’inscription des étudiants internationaux : position de la C3D

La Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS, réunie en séminaire à Rouen du 7 au 10 janvier, tient à affirmer clairement son opposition à la hausse des droits d’inscription pour les étudiants internationaux extra-communautaires :

– parce que les principes de l’université supposent la diffusion de la culture, du savoir et des compétences, au-delà des frontières nationales,

– parce que l’université se doit de soutenir les pays en voie de développement, et notamment les pays africains, dans la formation de leurs cadres,

– parce que nous connaissons les conditions précaires de vie de nombreux étudiants étrangers.

La C3D apporte son soutien à la Conférence des Présidents d’Université, qui a exprimé de fortes réserves quant à cette mesure, et aux universités qui se sont opposées à son application.

L’insertion professionnelle des diplômés de STAPS

La C3D a réalisé avec le GAREF[1] une enquête sur le parcours professionnel et/ou scolaire des étudiants diplômés en 2015-2016 d’un diplôme STAPS (DEUST, Licence 3 générale, Licence professionnelle, Master 2).

Cette enquête confirme les résultats des précédentes (voir notamment les enquêtes du CEREQ), mais en adoptant un grain d’analyse particulièrement fin (notamment pour des diplômes peu investigués auparavant, comme le DEUST ou la Licence). Pour les étudiants qui ont décidé de s’insérer professionnellement suite à l’obtention de leur diplôme, le taux d’emploi est de 84,5%, et atteint 91,5% pour les Masters.

Les diplômés STAPS ont cependant majoritairement poursuivi leurs études (62,5%), prioritairement en restant en STAPS (67,8%). Seuls les diplômés de Licences professionnelles ou de Master ont majoritairement mis un terme à leurs études après l’obtention du diplôme. Lire la suite

Séminaire de la C3D 7-10 janvier 2019 Rouen

Le séminaire d’hiver de la C3D se tient cette année à l’université de Rouen, du 7 au 10 janvier. La plupart des UFR et départements STAPS sont représentés.

Les travaux de la Conférence porteront notamment durant des trois jours sur la professionnalisation, les blocs de compétences, la recherche, ParcourSup, la réforme de la Licence, la réforme de la formation des enseignants

séminaire rouen 2019

Quels enseignements de spécialité quand on veut aller en STAPS ?

Les élèves de seconde doivent cette année choisir les trois enseignements de spécialité qu’ils suivront l’année prochaine en classe de Première. Ils doivent également choisir une option. Les établissements secondaires et les familles sont en attente d’informations afin d’éclairer ces choix de spécialité.

Dans certaines disciplines universitaires (par exemple Sciences ou Langues), on peut s’attendre évidemment à ce que certains enseignements de spécialités soient strictement requis. Il semble difficile pour les STAPS d’avoir une approche comparable. Les enseignements que nous proposons sont pluridisciplinaires (sciences de la vie, sciences humaines, sciences sociales), et nos étudiants présentent généralement des profils très divers. Lire la suite

Postes aux concours de recrutement: statu quo, pour le moment…

C’est avec un soulagement certain que nous avons pris acte aujourd’hui du nombre de postes ouverts aux concours de recrutement en EPS en 2019: 650 postes au CAPEPS externe (630 en 2018), et 69 postes au CAFEP-CAPEPS (78  en 2018). Ces chiffres confirment des informations que nous avions pu recueillir ces dernières semaines.

Il est clair que nous nourrissions de vives inquiétudes, suite à l’annonce des Jean-Michel Blanquer sur les suppressions de postes dans l’enseignement secondaire. Notons quand même que si l’EPS ne s’en tire pas trop mal, d’autres disciplines  sont touchées par des baisses significatives (voir le post de François Jarraud sur le Café Pédagogique).

Si ces chiffres devraient rassurer les candidats de cette année, les inquiétudes demeurent sur le moyen terme. On peut craindre que la réforme du lycée, lorsqu’elle sera entièrement déployée, génère une baisse brutale des recrutements. Par ailleurs, la réforme actuellement en débat sur la formation initiale laisse entrevoir des tentations inquiétantes: reprise en main des ESPE par les rectorats, réduction des exigences universitaires, exploitation des stagiaires de master et des reçus-collés du master pour combler les déficits locaux, régionalisation des recrutements.

Les décisions qui seront prises dans les mois qui viennent risquent de bouleverser le paysage de la formation et du recrutement des enseignants. Les STAPS seront particulièrement affectées, notamment la Licence Education et Motricité qui conserve (pour le moment) une forte attractivité, mais qui pourrait voir un de ses débouchés emblématiques se tarir.

ParcourSup : la fin des pièces justificatives ?

Frédérique Vidal avait au mois de septembre évoqué l’anonymisation des dossiers de candidatures sur la plate-forme ParcourSup, en évoquant des craintes de discrimination d’accès dans l’enseignement supérieur. Visiblement cette idée a poursuivi son chemin, puisque l’on vient de nous informer que le dépôt de pièces justificatives (nécessairement nominatives) ne serait sans doute plus possible cette année sur la plate-forme. Lire la suite

PARIS 2024: premiers dérapages…

Nous apprenons l’ouverture d’une nouvelle école privée en management du sport, offrant des formation de niveau Bachelor et Master, la Paris School of Sports. Difficile d’échapper au matraquage publicitaire de cette Ecole, qui a pu s’associer l’image de Teddy Rinner, présenté comme co-fondateur de cette noble institution.

Nous trouvons déplorable que cette école présente comme nouvelles et exclusives des formations qui existent depuis longtemps dans l’université, et notamment dans les formations en Management du Sport des UFR STAPS. Ces formations privées seront sans doute 20 fois plus onéreuses que celles du service public, et donc inaccessibles à l’immense majorité des jeunes. Nous espérons au moins que les universitaires STAPS, qui ont construit leur carrière et leur savoir grâce au service public qui les emploie, n’iront pas vendre leurs compétences à des formations qui entreront en concurrence avec celles qu’ils ont pu créer à l’université. Nous espérons aussi que le ministère de l’Enseignement Supérieur saura préserver ses diplômes nationaux, de Licence et de Master, face à l’émergence improvisée et opportuniste de ces formations privées.

Nous regrettons enfin que Teddy Rinner, icône du judo français, co-président du comité des athlètes Paris 2024, chantre du sport éducatif, déplorant par ailleurs avec force le peu de soutien de l’Etat au développement de la pratique sportive, se perde dans une basse opération mercantile.

Didier Delignières
Président de la C3D

On trouvera ci-joint un communiqué signé conjointement par l’ANESTAPS, le FAGE et la C3D.

Communiqué de Presse  du 08/10/18