Rentrée difficile

La rentrée universitaire s’annonce particulièrement délicate dans les UFR STAPS : accroissement de la pression à l’entrée (28000 demandes en premier vœu sur APB au niveau national), stagnation ou baisse des moyens en personnels administratif ou enseignant. Certaines universités empêtrées dans des restructurations hasardeuses ou des problèmes budgétaires récurrents ont laissé les UFR STAPS dans des situations impossibles.

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A l ‘UVSQ, les formations STAPS servent de variable d’ajustement

Nous avons évoqué sur ce site voici quelques mois les incertitudes quant à l’avenir du Département STAPS de l’Université de Versailles – Saint Quentin en Yvelines. Rappelons notamment que le président de l’université a décidé de fermer le recrutement en première année de Licence STAPS pour la rentrée 2014.

le Conseil de l’UFR des Sciences de la Santé, dont dépend le Département STAPS, a pourtant adopté le 26 juin 2014 le projet d’une Licence STAPS Activité Physique Adaptée – Santé, parfaitement justifiée dans cette UFR au vu des vœux APB, et de la politique de prévention santé actuellement développée. Or le Président de l’UVSQ a annoncé dans Educpros le 22 septembre 2014 que « d’ici à deux ans, il n’y a aura plus de STAPS à l’UVSQ… car il ne reste que deux enseignants titulaires…. ».

En effet le département a perdu en deux ans 5 enseignants-chercheurs et enseignants titulaires sur 7. Ces postes, vacants suite à des mutations ou des départs à la retraite, ont tous été « gelés » par l’Université. Ce gel des postes a été justifié par les problèmes budgétaires de l’UVSQ, et aussi par l’idée par le fait qu’un certain nombre d’enseignants de l’UFR des Sciences de la Santé, actuellement en sous-service (-796 heures en 2013-2014), pourraient contribuer à l’encadrement de la formation STAPS.

On peut comprendre cette intention louable de mutualisation des compétences enseignantes. Il semble cependant que les enseignants en sous-service n’ont pas été sollicités pour soutenir le projet de Licence STAPS APAS.

Alors que la filière STAPS connaît une attractivité sans précédent, que les formations en Activité Physique Adaptée-Santé sont en phase avec les politiques nationales en matière de santé, il est regrettable que les formations STAPS servent de variable d’ajustement face aux dysfonctionnements de la gestion des services des enseignants titulaires.

Le Département STAPS de Versailles en danger

Le département STAPS de l’université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines traverse une période difficile. Créé en 1999 au sein de l’UFR Sciences de la Santé, ce département de taille modeste, accueille 306 étudiants, dont 168 en première année. L’équipe statutaire se compose de 5 enseignants-chercheurs, d’un PAST et d’un enseignant de statut second degré, représentant un taux d’encadrement de 32%.

L’université de Versailles a décidé de geler trois de ces postes (suite à un départ à la retraite et de deux demandes de mutation). Dans cette perspective, le taux d’encadrement redescendrait à 15%, interdisant tout perspective d’habilitation ministérielle. L’université a également décidé de réduire la capacité d’accueil en première année à 60 étudiants, et 31 demandes de réorientation ont été rejetées sur demande de la présidence.

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