Qui sommes-nous ?

UN PEU D'HISTOIRE

« Cette culture de l’engagement et de la participation active déployée par la C3D est un héritage des fondateurs que les présidents successifs ont su maintenir » (Bertrand DURING, Revue EP.S n°234, mars-avril 2007, p.6).

« Avant 1989, la conférence des directeurs n’est pas une association Loi 1901, mais un regroupement informel d’une petite vingtaine de directeurs de composante. La réunion annuelle se déroule dans les locaux du Ministère où chacun vient surtout pour réclamer des moyens pour sa composante » (Alain HÉBRARD, interview du 22 janvier 2019). À partir de 1989 et le dépôt des statuts en Préfecture du Rhône le 21 mars 1989, la Conférence des Directeurs et Doyens STAPS construit progressivement sa trajectoire et sa posture politique et stratégique autour de trois axes principaux que nous vous présentons.

Les propos présentés ci-dessous sont issus de la présentation de « 30 ans de Conférence des Directeurs et Doyens STAPS (1989-2019) » de Jean SAINT-MARTIN, Professeur des Universités en STAPS (Strasbourg), le 19 juin 2019 lors du séminaire de la C3D de Montpellier.

RÉUNIR. 
RASSEMBLER. 
FÉDÉRER.

En 1971, Hubert NOËL décide de regrouper les différents acteurs pour échanger des informations et trouver une structure leur permettant d’être représentatifs auprès des ministères de tutelle. Deux thèmes fédèrent alors les énergies, le fléchage des moyens et le concours de recrutement des enseignants d’éducation physique et sportive. La création des STAPS en 1975, l’intégration des UER EPS dans les universités avec un statut d’abord dérogatoire, la Loi Avice de 1984 scellant définitivement cette intégration sur les plans administratif et institutionnel, interrogent les stratégies de représentation des directeurs, vers le Ministère de tutelle ou vers les Présidents d’université.

En 1989, Alain HÉBRARD puis Jean CAMY, relancent la nécessité de fédérer les énergies des Directeurs des composantes, devenues UFR APS. La publication des premiers statuts de la Conférence, les prises en compte des évolutions fortement croissantes des effectifs des étudiants (10 000 étudiants en 1989, 65 000 en 2019), mais aussi des enseignants et des enseignants chercheurs, le recrutement des étudiants, de la disparition du « concours d’entrée » à l’avènement de Parcousup, une gouvernance se structurant progressivement et régulièrement, témoignent de cette volonté de rassembler et de fédérer.

 

PROFESSIONNALISER.

Le seul débouché vers l’enseignement de l’EPS n’étant plus suffisant ni pour assurer l’orientation professionnelle d’étudiants de plus en plus nombreux, ni pour consolider la place des STAPS dans le milieu universitaire, la diversification des formations et des débouchés et l’approche des milieux professionnels s’engagent véritablement à partir de 1984. Pour Jean CAMY en 1990, un double objectif est assigné à la C3D « réaliser l’intégration universitaire de nos structures et assurer la diversification professionnelle de nos formations ». Elles se concrétisent progressivement et convergent vers cinq filières : activités physiques adaptées et santé, éducation et motricité, entrainement sportif, ergonomie du sport, management du sport.

La C3D est appelée à « sortir de sa confidentialité en vue de devenir un interlocuteur crédible et privilégié pour les Ministères » (M. Laurent, 2019). Il s’agit également d’engager le dialogue avec les branches professionnelles. En 2004, l’insertion professionnelle devient la troisième mission de l’Université complétant les missions de formation et de recherche. L’établissement de fiches RNCP matérialise l’axe de professionnalisation des STAPS. « Les STAPS sont le fer de lance d’un travail d’avant-garde dont l’objectif est de lier formations, diplômes et emplois reconnus et inscrits au RNCP » (Jean BERSTCH, 2007).

RÉSAUTER.
UNIVERSITARISER.

L’accélération du processus de professionnalisation et de diversification s’effectue sous le mandat de Jean BERTSCH à partir de 2003. Les partenariats avec les fédérations se développent (rugby, tennis, …, mais aussi FFEPGV, sport et santé). La recherche n’est pas pour autant oubliée : politiques de développement des laboratoires, d’implantation et d’adossement des masters, de liens avec les pôles de compétitivité (Réseau Thématique de Recherche Avancée), avec les agences (ANR, AERES), les grands organismes (INSERM, CNRS, INRIA, …), de développement des Écoles doctorales.

Si les STAPS constituent un champ scientifique « encore jeune », la communauté est tout à la fois une et plurielle, unitaire et hétérogène. Le travail permanent de lobbying et de networking a permis de faire de la C3D un interlocuteur de référence et une institution dans le champ des STAPS.

Dans son texte de janvier 2020 « Bilan d’un long mandat à la tête de la C3D 2013-2019 », Didier Delignières repère les évolutions majeures récentes de la C3D. Il s’agit d’abord d’une évolution structurelle des statuts de la Conférence (novembre 2014) permettant d’assurer la continuité de son action par la suppression de la limitation trop stricte des mandats, le renforcement du Conseil d’Administration prenant une dimension d’organe plus politique pour la C3D. Les nouveaux statuts élargissent également la représentation des structures STAPS aux départements, à celles de l’enseignement privé, aux directeurs non universitaires. En parallèle, la C3D s’est également ouverte à l’ANESTAPS (Association Nationale des Étudiants STAPS).

Le travail de communication engagé, site C3D, blog, présences et sollicitations des média, a mis en avant ses prises de position lui permettant ainsi de jouer un rôle politique plus conséquent. La période est également marquée par la préoccupation concrétisée de l’utilité des formations, conséquemment sur l’orientation, la lisibilité de l’offre de formation, la fluidité des parcours et des passerelles, la structuration des diplômes et des compétences. Le souci de la finalisation professionnelle des études STAPS s’est renforcée de conventions avec les fédérations sportives, s’invitant jusque dans la réécriture du Code du sport (2019-2020). Les domaines du Sport Santé et de l’APA ont également été traversés ainsi que la diversification intra des filières. La recherche n’en a pas pour autant été oubliée. L’Annuaire de la Recherche en STAPS a été publié et tenu à jour. La C3D a accru sa reconnaissance institutionnelle par son implication dans la mise en place de la plateforme d’orientation Parcoursup dans le cadre du Plan de Réussite des Étudiants (2017) et de sa présence aux côtés des autres conférences disciplinaires.

Depuis janvier 2020, les nouveaux mandats de Présidence (Aurélien PICHON) et des membres du Conseil d’Administration se sont engagés dans cette continuité.

Quelques dates clés

1968

Création par décret de 14 Unités d’Enseignement et de Recherche en Education Physique et Sportive (Loi d’orientation de l’enseignement supérieur du 12/11/1968). Elles se substituent aux IREPS. Leurs directeurs éprouvent la nécessité d’échanger des informations et de trouver une structure qui leur permette d’être « représentatifs » vis à vis des ministères de tutelle. C’est ainsi que née la Conférence des Directeurs d’UER EPS, à l’initiative de Hubert NOEL.
A l’origine, deux thèmes revenaient régulièrement : la question des moyens « fléchés » et celle du CAPEPS. Par la suite les conditions d’une intégration universitaire et la création d’un secteur de recherche ont pris plus d’importance, ainsi que la question des débouchés.

Les UER EPS sont pleinement intégrées aux universités mais leur statut demeure dérogatoire.
1981
1984

Les UER deviennent UFR ; EPS est remplacé par APS ou STAPS. Les directeurs comprennent vite que c’est localement qu’il convient de tenter d’obtenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement de leur structure et si les réunions de la Conférence permettent de conserver des liens entre les personnes, les travaux en commun perdent leur caractère revendicatif. C’est alors que l’ouverture à l’Europe est envisagée, la Conférence des Directeurs initie la création d’un réseau européen et retrouve un nouveau dynamisme. Le ministère soutient le projet et accepte de subventionner sa mise en place. Il souhaite que les fonds soient gérés par une structure représentative clairement identifiée : les Directeurs décident alors de donner à la Conférence les statuts d’une association (1901).

Sous la Présidence de Jean CAMY, les statuts de la C3D STAPS sont déposés à la Préfecture du Rhône (21 mars 89) et la création de l’Association Nationale est publiée au J.O. (26 avril 89). De son côté, le Réseau Européen des Instituts en Sciences du Sport (REISS) a grandit et les rencontres internationales se succèdent.

1989

Les présidents de la C3D

  • Aurélien PICHON

    Poitiers - Depuis 2020

  • Didier DELIGNIERES

    Montpellier - 2013 à 2019

  • Paul DELAMARCHE

    Rennes - 2009 à 2013

  • Bertrand DURING

    Paris 5 - 2007 à 2009

  • Jean BERTSCH

    Paris 11 - 2002 à 2007

  • Yvon LEZIART

    Rennes - 2000 à 2001

  • André MENAUT

    Bordeaux - 1997 à 2000

  • Yvette DEMESMAY

    Besançon - 1997

  • Michel LAURENT

    Marseille - 1992 à 1997

  • Jean CAMY

    Lyon - 1989 à 1991

  • Alain HEBRARD

    Montpellier - 1988 à 1989

  • Jean Jacques BAINCHET

    Poitiers - 1983 à 1988

  • Hubert NOËL

    Nancy - 1971

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